JOURNEE PARENTALITE du 15 mai 2008
"Vous avez dit… Famille..."


Daniel COUM se saisit de la représentation imagée des cartes pour poser le postulat que la famille est une véritable salade composée.
La philosophie des réseaux d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents prend en compte toutes les familles, dans leur diversité.

Qu’est-ce qui structure la famille ?
« Nos propres histoires  impriment leurs marques aveugles sur nos vies. On avance jamais sans boussole. La question : Quelle est cette boussole qui me guide, en référence à quoi j’agis de cette manière ?
Ce sont mes représentations conscientes et inconscientes ».
On  s’évalue parent  par rapport à la représentation idéale qu’on en a, et /ou, du regard extérieur sur ce que nous montrons de nos capacités à être parent.
 
Qu’est-ce qu’une famille aujourd’hui ?
On assiste à une dilution des représentations du paternel et  du maternel, du masculin et du féminin, des places et des rôles.
On peut faire famille comme on veut, mais cela génère de l’incertitude, du fait de la perte de référence collective, partagée, construite ensemble.

Notre attention doit prendre en compte la différence entre la configuration d’une famille (sa composition : deux hommes, deux femmes pour parents ou bien un homme, une femme pour parents, ou un parent seul), et son organisation interne (place de chacun : organisation des liens entre les personnes, entre adultes, entre adultes / enfants et entre enfants).

A quoi servent des parents ?
« La parentalité sert à préserver ce qui, dans la famille, quelle qu’elle soit, va permettre de fonder l’humain ». C’est accompagner l’enfant pour qu’il devienne un adulte.

Une histoire de place :
Pour aider l’enfant dans son devenir d’adulte, l’attention doit être portée à la place occupée par chacun, parent, enfant :

- si l’enfant est considéré comme un partenaire de l’adulte (donc comme un adulte),

- s’il est totalement pris dans la satisfaction du désir de l’adulte,

- s’il est considéré comme un référent (enfant parentifié), alors, il y a risque pour l’enfant.

« Quand la famille est en difficulté, c’est l’humain qui est en danger».

Les enjeux de la parentalité :
La parentalité n’est pas tant une compétence à développer qu’une limite à poser, à transmettre. Ce qu’une génération doit à la suivante c’est une limite : éveiller l’enfant au fait que le désir n’existe qu’à la condition de ne pas être tout à fait satisfait. Il s’agit donc d’apprendre à l’enfant à accepter la frustration en l’initiant à la limite.

Comment ça se met en œuvre ?
Daniel COUM nous propose de partir du postulat : « qu’on réussit mieux à plusieurs que seul . Ce qui régit l’humain c’est d’échanger à partir de ce que l’on n’a pas et donc de considérer que l’autre nous est nécessaire. Cela suppose d’accepter que l’on est incomplet ». Ainsi, autoriser qu’un tiers (l’autre parent, un autre adulte…) intervienne dans la relation avec l’enfant  va introduire une ouverture, une autre dynamique dans la relation. C’est ce qu’on appelle la triangulation. Exemple du père qui va aider la mère et l’enfant à se séparer. Autre exemple : le développement des relations sociales à l’occasion des rencontres dans les lieux d’accueil parents/enfants où les parents occupés, vont pouvoir permettre à l’enfant de « respirer ».
En conclusion, ce qui fait repère pour un enfant c’est la relative clarté des postures (places) des adultes entre eux.

Intervention de Daniel COUM, psychologue clinicien, Directeur de l’association PARENTEL 29
Animation surprise (suite)
Le public s’est pris au jeu et 27 personnes se sont retrouvées sur scène pour faire vivre les familles dans une ambiance « bon enfant ».
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Le journ@l du
réseau parentalité 56
N°12
décembre
2008

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